Moi,
je croyais que Tiersen allait jouer durant son concert,
dans un coin avec son piano et un orchestre entier engoncé
dans plein de bandes pré-enregistrées.
Eh
bien, non !
Tiersen
est arrivé sur scène avec un bassiste, un
guitariste, un batteur et une claviériste avec
des ondes martenots. Sans oublier de bien se décoiffer
avant de commencer le set.
Dans
son joli tee-shirt vert salade, Tiersen a demandé
comment on allait. Comme j'étais plutôt loin
et que je pensais qu'il ne s'adressait pas à moi,
je n'ai pas répondu. Puis il a déclaré
que lui et ses musiciens, ils étaient contents.
Moi aussi... du moins pour l'instant.
Après,
Tiersen a commencé à faire du pop-rock répétitif
constitué d'une rythmique un peu épuisante
sur laquelle la claviériste faisait de jolis effets
avec ses ondes. Soit un concert de rythmique.
Entre
chaque morceau, un gros mec avec le numéro 29 dans
le dos venait changer les instruments de Tiersen et du
bassiste. On l'a vu autant que les autres. Tiersen l'a
peut-être remercié. Je ne m'en souviens plus.
Après
Tiersen déclara avoir la patate. Alors, du coup
il a continué bille en tête dans son pop-rock
sans grand intérêt. Son guitariste n'arrêtait
pas de faire des effets de distorsion sur sa gratte électrique.
Du coup, je commençais un peu à me lasser.
En sus, chaque thème ou presque était joué
en solo avec les ondes martenots.
Tiersen
se montra aussi convivial. Il joua une chanson d'amour
nommée "Fuck me". Ca le fit sourire.
Quelques spectateurs qui étaient devant, aussi.
Moi, un peu moins et même pas du tout. Il faut dire
que j'avais un peu mal aux jambes. Debout depuis tout
ce temps, ça use.
Après on a eu droit à un thème où
on entendait un homme dire des "conneries" (dixit
Tiersen) sur une bande pré-enregistrée,
thème parlant de ceux qui sont malades par mer
calme.
Il
y eut même un morceau assez moche où le guitariste
passait une perceuse sur ses cordes. Ca s'éternisa
un peu. En plus, j'ai horreur du bricolage.
A
la fin, Tiersen a fait semblant de partir plusieurs fois
avec ses musiciens. Les spectateurs l'ont autant de fois
rappelé. Ils lui devaient bien ça. Après
tout, c'était Yann Tiersen, l'auteur de la musique
du fabuleux destin de Lenine et de Good bye Poulain...
Mais je n'en suis plus vraiment sûr.
Alors,
j'ai trouvé que tous ces rappels, ça faisait
un peu trop. D'autant plus que Tiersen y a fait un cover
de Bauhaus, un vieux groupe des années 80, tellement
quelconque que personne ne sait plus ce que c'est. A part
Tiersen.
Et,
comme il n'avait pas voulu qu'on prenne des photos (peut-être
à cause de sa coupe de cheveux ou de son tee-shirt
vert ? Il ne nous a pas informés sur la raison...),
du coup, je suis parti déçu. Et je n'avais
plus du tout la patate.
Mais
je n'avais pas totalement perdu ma soirée. Je savais
que c'était Jérôme qui conduisait
le bus !
_
par
éRiC
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