Pink
est malheureux. C'est con car il est riche et célèbre.
C'est une rock-star...
Tu
y comprends quelque chose, toi ? Si tu étais une
rock-star, tu serais super heureux, je suppose ? Surtout
à l'idée de voir des stades entiers reprendre
tes chansons. Et aussi de pouvoir te payer plein de gonzesses.
Le
Pink, il est malheureux mais en réalité,
c'est Roger - celui qui a écrit l'album du même
nom sorti sous le vocable de Pink Floyd - qui l'est. Pink
c'est Roger. Roger is Pink. Roger est malheureux parce
qu'un jour il a craché sur un spectateur. Alors,
il a inventé l'histoire du mur. Du coup, il a pu
la jouer en live et cracher sur le même spectateur.
Ou peut-être sur un autre.
Mais,
comme l'argent ne fait pas le bonheur et en plus n'y contribue
même pas, Pink souffre.
Pourquoi
donc me dirais-tu ?
Eh bien, Alan Parker - c'est le mec qui a fait le film
et dont on n'a jamais su s'il aime la musique de Roger
- qui va nous l'expliquer dans ce film musical qui n'est
pas une comédie musicale.
Donc,
sans père, Pink a du mal à vivre la vie
de tous les jours : la mort de son rat, sa première
aventureux amoureuse, l'école où les vilains
profs le font souffrir, l'achat de sa première
truelle, son stage de maçon chez l'entrepreneur
du coin. Et peut-être même son premier groupe
de rock.
Heureusement
pour lui (et l'histoire), il a réussi sa carrière
de rockeur, le Pink.
Mais
le mal est fait. Car Pink, depuis tout ce temps, doute
et se trouve être victime de l'incompréhension
des autres. Alors il s'isole, construisant ce fameux mur.
Posant jour après jour another brick in the wall.
Sans se prendre une brique sur la gueule. Cassant des
tas de télés et regardant plein de films
de guerre. A l'abri des autres. Dans un monde qu'il se
crée. Devenant insensible. Schizo, quoi...
Pink
est joué par Bob Geldof qui avoua à l'époque
ne pas aimer la musique de Waters dont on ne sait pas
s'il aimait la musique de Geldof. Personnellement je la
trouve nulle, celle de Geldof.
Ce
film a plus vieilli que Waters et peut-être même
autant que Gilmour qui n'a vraiment rien à faire
dans cette chronique d'autant plus qu'il n'y est pour
rien dans l'écriture de l'histoire.
A
la fin, le mur s'écroule. C'est un peu con quand
on sait que Pink a mis tout le film pour le construire.
_
par
éRiC
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