COURRiER


 
Mea-culpa
 

 

Pour encore
se renouveler,
Pain Of Salvation proposera dans
son nouveau
cd des titres
en grec ancien.

 



metalus progum sine latinus merdum"
Pain Of Salvation - Be

Voici une chronique écrite dans le but de faire mon mea-culpa.

Permets-moi, ami lecteur, unique fan de "Be" de Pain Of Salvation d'accepter mes plus plates excuses. A toi, ainsi qu'à ce merveilleux groupe qui a su élever l'art du metal-prog juste au dessus de la moyenne des daubes sans nom qui inondent le marché et parfois ma chaîne hi-fi. D'ailleurs je viens de réécouter "Be". J'en suis même à la cent-cinquantième écoute. Et je peux te dire que c'est vrai, il y a bien un petit quelque chose dans ce disque. Je ne sais pas quoi mais quelque chose, c'est sûr.

Donc, dans ma chronique de "Be" de Pain Of Salvation, j'ai eu l'outrecuidance de juger une oeuvre que je n'avais pas assez écoutée pour m'en imprégner. Sûrement dans le petit but mesquin et très bas d'être méchant. Oui, je sais, c'est très laid. Alors que cet album, l'a prouvé depuis, de par sa grande notoriété dans le monde des mélomanes, est un chef-d'oeuvre. Je connais même une personne de mon entourage qui l'écoute. C'est dire.

Donc, après avoir écrit cette chronique très intolérante, emporté par ma vie et sa folle trépidation, mes conneries à écrire sur effet larsen, mon chien à faire pisser dans la pinède et ma voiture à mener au garage, j'ai fini par complétement oublier cette chronique et même Pain Of Salvation qui, entre temps, avait peut-être sorti un nouveau chef-d'oeuvre sans que je le susse. Ne voilà-t-il pas, alors que je surfais nonchalamment sur le web, qu'un copain à moi, hors de lui, bien qu'étant chez moi, entra furieux dans mon bureau et me lança, à propos de "Be", que je n'y comprenais rien, que j'étais un musicien raté, que je n'étais même pas capable de faire aussi bien que Pain Of Salvation. Ensuite, il rajouta même - sûrement parce qu'il était en colère : "Je me demande si finalement t'as pas des goûts de chiottes !"

Alors, avant de partir, il me demanda de bien vouloir refaire ma chronique.

La voici donc :

PAIN OF SALVATION > BE

"Be", c'est plus technique qu'un contrôle automobile et plus sombre que la cervelle d'un blackmetalleux. Même que parfois, ça fout la trouille. Il y a aussi plein de breaks comme dans Yes mais le chanteur n'a pas une voix de fiotte, ne porte pas de toge à la con et a un nom difficile à écrire. Les chansons sont très complexes qu'on dirait du prog alors qu'en vérité c'est du metal-prog. En plus, Pain Of Salvation ne fait pas de solos de guitares pour ne pas faire comme les autres car Pain Of Salvation est un groupe différent qui ne fait plus des solos alors qu'il paraît qu'il faut écrire des soli. Au lieu d'avoir des titres en anglais comme tous les metal-progueux qui chantent en anglais, ils les ont en latin. Ca fait plus sérieux alors que le metal-prog d'habitude ça fait plutôt marrer. En outre, il faut savoir que sans le latin, le metal-prog nous emmerde. O très Sainte Marie mèr' de Dieu, dites à ces putains de metalprogueux qu'ils nous emmerdent sans le latin. Il y a aussi de beaux passages parlés. Pain Of Salvation y raconte un concept intéressant même si personne ne l'a pas vraiment compris avant la centième écoute. "Be", c'est donc un concept-album. En plus, c'est hyper triste. D'ailleurs la pochette est toute noire et c'est une bonne chose car pour une fois il n'y a pas un dragon à la con qui crache du feu sur un guerrier avec plein de muscles partout comme chez Manowar qui eux ne font pas de metal-prog, ils sont trop musclés et se baladent en slip alors que les Pain Of Salvation, ils auraient du mal vu que dans leur pays ça caille un max même si la Terre a tendance à se réchauffer. "Be", c'est finalement de l'émotion à la pelle et avec de belles mélodies dedans. On ne le croirait pas comme ça à l'écoute mais c'est vrai. D'ailleurs on peut le lire sur le site des fans de Pain Of Salvation dont je ne te donnerai pas l'adresse car je n'y vais jamais.

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par éRiC