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Le
groupe
Grateful
dead.
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Durant
les années soixante, Grateful Dead était
le groupe le plus déjanté du rock. Il donnait
des concerts de plus de cinq heures, vivait en communauté
avec femmes et enfants, et, chaque fois qu'il arrivait
dans les studios de chez Warner Bros qui l'avait signé,
faisait fuir tout le staff de la multinationale à
cause d'un comportement très imprévisible
dû à une philosophie très "bab"
et une consommation aiguë d'acides et autres pétards.
Ainsi,
un jour que le groupe était venu enregistrer un
de ses albums, les musiciens s'installèrent dans
le studio sans projet précis mais avec quelques
"remontants". Tant et si bien que l'un des membres
du groupe plutôt "amoché" proposa
de partir au milieu de nulle part dans l'endroit le plus
pommé de l'Arizona et dès cinq heures du
mat' pour enregistrer le son du désert quand les
crotales s'éveillent et que les vautours planent
sur la pierre déjà brûlante où
pèse le seul silence de la mort reconnaissante
(prononcer : grateful dead), puis, de rejoindre Los Angeles,
son bruit et sa fureur afin de capter sur un Akaï
une piste la brume qui se pose sur l'asphalte quand les
zombies californiens, le cul dans leur chevrolet, rejoignent
leur bureau au milieu des embouteillages tout en écoutant
sur KLWM le dernier 45 tours de Quicksilver Message Service.
Il rajouta même : "Après, il n'y aura
plus qu'à rejoindre le studio et mixer tout ça,
ce sera GENIAL !".
L'ont-ils
fait ? L'histoire du rock ne le dit pas. Elle affirme
seulement que le groupe est resté comme emblématique
d'une époque révolue où musique rimait
avec art de vivre, où les vibrations étaient
toujours bonnes (prononcer : good vibrations) où
les compromis n'étaient pas souvent de mise, où
la joie de jouer passait avant le fric où Grateful
Dead enregistrait ce qu'il voulait dans de vastes concerts
joyeux et psychédéliques.
Aujourd'hui
le groupe n'existe plus bien sûr. Certains des membres
sont morts, les autres ont coupé leurs cheveux
et sont venus jouer nostalgiquement les anciens combattants
d'un monde perdu un soir sur le petit écran à
l'heure où dans le désert les crotales s'endorment.
_
par
éRiC
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